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Le dojo ou le lieu de la Voie...   (2)

À la gauche du Kamiza se trouve le JOSEKI (aujourd’hui ce mot désigne le jury dans les passages de grades), où se placent les hauts gradés, en face les SEMPAI (anciens). À la droite se tiennent les élèves moins élevés en grade, puis les nouveaux venus.

Ces dojo sont austères, et parfois rattachés à des temples ; ils restent alors imprégnés de leurs rites religieux.

Rien dans le dojo n’est censé distraire le pratiquant de son idéal de perfection. La pratique est une discipline et non un spectacle. Le dojo est toujours très propre (les élèves doivent l’entretenir).

Cette salle d’entraînement est recouverte de « tatami », tapis de paille de riz tressée, d’à peu près 2 mètres sur 1, de 6 à 8 centimètres d’épaisseur. Complémentairement l’entraînement se fait en plein air et sur tous les terrains afin de se rapprocher des conditions réelles de combat.

Le pratiquant n’entre pas dans le dojo en disant « tiens, je crois bien que ce soir je vais travailler mes esquives, peut être les chutes... », c’est le Sensei (le Maître, le Professeur, celui qui sait, mais dans d’autres contextes c’est aussi le dictateur !) qui décide du déroulement de la séance. Il est impensable que l’on envisage de partir si celle-ci consiste en des exercices que l’on n’apprécie pas du tout !

En des temps reculés le Sensei était le plus souvent l’expert le plus avancé dans la connaissance issue des champs de bataille, ou parfois un guerrier qui s’était taillé une solide réputation de combattant. Par la suite il devient le guide, le chef spirituel et temporel du ryu (école).

Plus tard il sera admis que le Maître-Fondateur (Soke) de l’École, en plus de sa pratique personnelle, a reçu une aide surnaturelle sous forme de rêve, vision, apparition, etc.

Le Soke, après une longue retraite solitaire dans la montagne, période austère de purification, définit l’enseignement de son école dont il sera le seul grand Maître (IEMOTO, O-SENSEI, DAÏ-SENSEI, MEIJIN).

Il ne possède aucun grade, car c’est lui seul qui les délivre à ses disciples ! En général il possède les diplômes d’enseignement reçu des mains de son propre maître.

Les relations Maître-Élève sont basées sur l’éthique Confucéenne (1) : obéissance, vénération et confiance totale demeurent les seuls liens.

Sans respect pas d’enseignement !

Les élèves contractent à l’égard du Maître une dette qu’ils ne pourront jamais rembourser (sûrement pas avec de l’argent) : c’est la dette du cœur !

(1) Confucius : en Chin. K'on tseu ou K'ong fou tseu, philosophe chinois considéré comme le fondateur du confucianisme (v. 551 ? - v. 479 ?) av. J.-C.

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