|
Le dojo ou le lieu de la Voie... (3)
La
seule façon de s’acquitter partiellement de cette
dette
est de transmettre, à son tour, le patrimoine
reçu, à ceci près que, du vivant
du Maître, jamais l’élève ne
pourra "relever la tête", il devra se contenter de
marcher dans son ombre...
Le Maître restera pour lui un modèle et ce jusqu’à son décès.
Alors
à son tour peut‑être...
La
relation Maître-disciple s’établit dans
la tradition japonaise, le Maître étant
le Patron ; Le disciple doit suivre le Maître à
travers l’eau, à travers le
feu. Le Maître est détenteur de tous les pouvoirs,
il demeure lointain,
inaccessible…
Il
n’y a pas de démocratie sur le tapis ; c’est le 1er
assistant qui « donne » le cours. Enfin, lorsque le Sensei
arrive tout le monde s’arrête, assistants compris, un salut
debout (RITSUREI) est alors échangé. Le
Sensei prend alors la direction du cours, les assistants
redeviennent des élèves...
Le
silence est de rigueur, sauf demande expresse du Sensei.
Il
est entendu que ces formes de
« respect » persistent en dehors
des
cours, en dehors même du dojo.
Cette
relation Maître-Disciples s’apparente à
la relation Maître-Apprenti,
Père-Enfant, Suzerain-Vassal, etc.
Ceci
exclue toute
analyse critique, donc
toute impatience. « Aujourd’hui,
je
vous dis ceci comme cela, demain je vous dirai le contraire… ».
Un Sensei n’explique pas,
il appartient à
l’élève de comprendre. Ceux qui ne
peuvent progresser abandonnent (c’est la
sélection naturelle). Pour progresser il faut
s’entraîner encore et encore, ce
qui explique (même de nos jours) pourquoi
l’élève de passage passe totalement
à
coté de la question.
« Si
jamais comprendre.... inutile expliquer...
Si
comprendre pas nécessaire expliquer... »
Maître Mikinosuke
KAWASHI
Haut
de page
Retour
Suite...
|