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        Le bâton court... 

Il mesure de 30 à 60 cm, sa faible longueur permettant de donner des coups secs, rapides, rebondissants, mais aussi des piques à une ou deux mains. Il prolonge la main du combattant et comme le BO, le TAMBO est dirigé vers les centres nerveux, les parties osseuses de l'adversaires, les points vitaux...

Le TAMBO est utilisé dans les combats rapprochés (alors que le BO, compte tenu de ses dimensions est plutôt destiné au combat à distance). Les frappes "dures", à court trajet, effectuées avec un TAMBO permettre d'atteindre l'objectif en un minimum de temps... et de réaction !

La palette de techniques avec le TAMBO est particulièrement vaste, elle recouvre :

Les frappes bien sûr, mais aussi les "saisies" (avec le talon de l'arme), les clefs, les étranglements, les relevages et  transferts sous contrôle de douleur, etc.

Dans le cadre du SHINTAÏ-BUDO / SHINTAÏ-KEMPO, il est demandé, pour le 2ème DAN un kata de base TAMBO JUTSU NO KATA, décrit dans un ouvrage dont l'auteur est le maître KUBOTA [1] .

Il est également travaillé, toujours dans le cadre du SHINTAÏ-BUDO / SHINTAÏ-KEMPO, des séries de techniques de défenses contre attaques au TAMBO (TAMBO DORI ou SAYA DORI) ; en lieu et place du TAMBO il est possible d'utiliser le fourreau d'une arme (SAYA) pour porter des attaques.

Ces séries faisant suite au travail à mains nues (RIDATSU HO).

Bien évidemment l'utilisation d'un TAMBO en tant qu'arme de défense contre attaques armées  : TAMBO, TANTO (couteau), etc. font également partie du cursus...

A noter que la matraque télescopique est par certains points assimilable au TAMBO, elle permet, une fois "repliée" de travailler sur les points vitaux, notamment au corps à corps...
 
[1] Le bâton, techniques et entraînement, Takayuki Kubota et Paul F. Mc Caul


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