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Les saluts (1)
Ils
représentent une sorte de "garde fou social", avant et après
l’apprentissage des techniques de combat, avant et après
un randori (combat), etc.
La pratique
débute avec la courtoisie et s’arrête avec elle.
Le
salut dépend du rang social de l’interlocuteur et du degré de confiance qu’il
est possible de lui accorder. Un samouraï
(guerrier japonais) qui s’inclinait devant son Seigneur, donc devant son
supérieur en qui il avait toute confiance, s’accroupissait avec le genou droit
à terre. Dans cette position il lui était très difficile, voire impossible, de
dégainer le sabre. S’il mettait le genou gauche au sol alors il exprimait sa
méfiance, il refusait de se séparer de son "jitsu".
jitsu signifie vecteur, ou technique. Ainsi bu-jitsu signifie technique des guerriers (bu vient de bushi =
guerriers).
Il
est aussi possible de saluer debout, dans la posture de base, en position musubi-dachi, c’est à dire talons joints
et pointes de pieds écartées, épaules naturelles, paumes de mains sur les
cuisses. L’inclinaison du buste dépend du rapport hiérarchique. Ces saluts sont
utilisés entre combattants, entre partenaires. Il faut prendre garde de
s’incliner suffisamment pour montrer le respect dû à son interlocuteur, mais
jamais trop (il ne faut pas obturer son propre champ de vision).
Ces saluts
sont effectués lorsqu’on "monte" sur le tapis ou bien lorsqu’on le
quitte.
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